Priorité à l’école

Mercredi 4 mars, les parents d’élèves élus des écoles de Schiltigheim nous ont convié avec les 5 autres candidats à un débat pour connaitre nos intentions sur les sujets école, éducation et jeunesse, autour de 4 questions.

Avec la nouvelle école, comment comptez-vous organiser la carte scolaire ?

La question sous-jacente est comment garantir une égalité des chances pour l’ensemble des Schilikois.

A Schiltigheim, le taux d’éviction, c’est à dire le nombre d’enfants qui ne vont pas dans l’école de leur secteur est très élevé. Ce qui n’est pas bon signe. Tous les parents souhaitent le meilleur pour leurs enfants, et c’est normal. Il y a un fort recours au privé ou, par le biais des options (classes aménagées, choix du bilingue ou de langues rares), des moyens d’éviter l’école ou le surtout le collège du secteur.

Nous aurons une politique volontaire d’investissements pour redonner envie aux parents d’inscrire leurs enfants dans les écoles du quartier. Avec les enseignants, nous développerons des projets extra ou péri-scolaires (artistiques, sportifs, internationaux) et créerons les meilleures conditions d’enseignements. Nos écoles doivent faire à nouveau envie !

Il y aura à Schiltigheim 2 nouvelles écoles durant le prochain mandat : Simone Veil dans le quartier Fischer et Victor Hugo, qui devient un groupe scolaire.

La carte scolaire doit avant tout permettre aux familles d’inscrire leur enfant dans l’établissement le plus proche. Rendre le quotidien difficile aux familles, c’est les pousser à contourner le système. La carte scolaire doit également veiller au maintien des classes. Le but est d’obtenir la carte scolaire la plus fine possible pour éviter des changements de structures tardifs entraînant des insatisfactions.

Avec la nouvelle école S. Veil, nous définirons la carte scolaire sur la base des pré-inscriptions. Il en est de même avec l’éventuelle création d’un site bilingue, refusé à Rosa Parks, malgré une forte attente des parents.

 

Comment envisagez-vous de travailler avec les parents d’élèves ?

Je propose la création d’un espace parents par pôle scolaire et davantage de proximité, des réflexions communes autour de questionnements ayant trait à la parentalité par exemple (Rencontres  à thème , forum….) La démarche se doit d’être  adaptée en fonction des demandes émanant des parents, 1ers éducateurs de leurs enfants et partenaires à part entière de l’éducation de leurs enfants.

Voici la méthode qui me semble adaptée : consigner l’ensemble des demandes (sorte de cahier des doléances) et y apporter une réponse (positive ou non) et la planifier dans le temps. Je souhaite une animation différente des réunions : pas uniquement des informations descendantes, mais un réel travail en commun.

Par exemple, dans certaines écoles, je pense à Pfoeller notamment, les parents remontent toujours les mêmes préoccupations (garage à vélo ?, sécurité aux abords) et la Mairie ne donne de réponses sur rien.

Je propose d’organiser 1 réunion par trimestre (hors conseil d’école) et par réseau (Exen, Mermoz, Leclerc, Rosa Parks) avec les représentants des parents d’élèves où nous discuterons des doléances et réponses apportées.

Il faut également s’adresser à l’ensemble des parents (Ex : Les représentants des parents d’élèves d’Exen sont pour la très grande majorité des parents de bilingues !) et pas qu’aux représentants.

Travailler dans ce sens les objectifs du futur PEL (Plan d’éducation locale) – le précédent s’étalait de 2017 à 2020. Il y a un fort enjeu d’associer l’ensemble des parents, y compris les allophones, à la réussite de leurs enfants.

 

Comment pensez-vous répondre à l’augmentation des demandes pour la cantine et le périscolaire 

Il y a bien une augmentation des nombres d’enfants voulant accéder à la cantine mais aujourd’hui (avec les nouvelles places ouvertes au 1ejanvier) 1 200 enfants sont inscrits, soit environ 35% des enfants de primaires.
Ce ratio est bien moindre qu’à Strasbourg qui est de 65% et bien moins que dans les autres grandes villes françaises (plutôt aux alentours de 80%).

Donc nous sommes surtout en retard à Schiltigheim sur nos capacités d’accueil et ce n’est pas lié à un afflux incroyable !

Il faudra effectivement ouvrir des places supplémentaires et certainement ouvrir de nouveaux sites.

Avant des prendres des décisions il faudra : 

Faire un audit et voir sur les sites existants ce qu’il est possible de faire avec pragmatisme (Exemple de Pfoeller : la mairie avait prévu de déplacer les grandes sections à Rosa Parks (coût 10 000 € par an au minimum) alors qu’à Pfoeller il y a de places et seulement avec un peu d’organisation nous avons pu créer 20 places supplémentaires (+25%).

Mettre en place dès notre élection une campagne de pré-inscription (chose qui n’est pas faite aujourd’hui) afin d’anticiper les besoins.

Changer également les règles d’inscription (aujourd’hui on doit s’inscrire 10 jours avant mais on peut se désinscrire jusqu’à 48 heures avant.

Enfin une réflexion globale par rapport à notre idée de remettre la cantine en régie et en particulier intégrer des cuisines dans les nouvelles écoles.

Sur la question du périscolaire, la pression est un peu moindre puisque je ne pense pas qu’il manque de place. La question ici est plus la fonction et le rôle du périscolaire. Il faut définir des vrais projets pédagogiques (même si honnêtement la situation à Exen s’est vraiment améliorée sur les 2 dernières années).

Par contre il y a un problème d’organisation de l’encadrement puisqu’aujourd’hui (à la fois à la cantine ou au périscolaire) il n’y a pas de responsable, en effet chaque animateur ou Atsem est sous la hiérarchie d’un agent à la mairie. Je pense qu’il serait efficace de nommer un responsable cantine/périsco sur chaque site.

 

Osons pour l’école à Schiltigheim !

 

Je m’engage :

– à en faire une priorité du mandat

– à travailler avec les parents d’élèves élus sur un diagnostic ET un programme d’action pluri-annuel (tout n’est pas finançable tout de suite) et en réfléchissant autrement : leasing, mécénat, etc…

– à ce que le temps du midi soit un temps agréable et de repos pour les enfants, condition indispensable pour la réussite de leurs apprentissage l’après-midi : locaux mais aussi formation ou accompagnement des personnels

– à prioriser les produits locaux pour les cantines, en visant la création sur la commune de maraichage géré par la ville

– à végétaliser les cours d’écoles : stop au tout béton ou synthétique !

– à travailler sur les chemins de l’école, pour que les enfants de primaire puissent venir seuls et en sécurité  comme en Allemagne

à réconcilier les parents non impliqués avec l’école

Les écoles de Schiltigheim sont à l’image de notre ville populaire : toutes les écoles sont classées en réseau prioritaire sauf EXEN et les maternelles qui l’alimentent. Faisons-en une richesse ! Multi-culturalité, apprentissage de l’autre, respect